I. Résumé Exécutif
Le système d’enseignement supérieur sénégalais se caractérise par une structure duale, comprenant des institutions publiques et privées, qui jouent un rôle pivot dans le développement national. L’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, la plus ancienne et la plus grande du pays, se distingue comme un leader académique en Afrique francophone, notamment grâce à ses efforts de digitalisation. L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, quant à elle, incarne une stratégie de décentralisation et de spécialisation axée sur le développement régional. L’adoption généralisée du système Licence-Master-Doctorat (LMD) a permis une harmonisation avec les standards internationaux, favorisant la mobilité des étudiants et la reconnaissance des diplômes.
Cependant, le secteur est confronté à des défis persistants, notamment des contraintes de financement, des problèmes de capacité d’accueil et la nécessité d’aligner davantage les cursus avec les besoins du marché du travail. Les tensions financières entre l’État et certaines universités privées soulignent la complexité de leur intégration dans la stratégie éducative nationale. Néanmoins, des initiatives comme l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) et l’Université Amadou Makhtar Mbow (UAM) à Dakar témoignent d’une volonté stratégique d’expansion de l’accès et de diversification des modèles pédagogiques, notamment par le numérique. Le Sénégal, fort de son leadership académique régional et de ses investissements dans le capital humain et la transformation digitale, possède un potentiel considérable pour consolider sa position de pôle d’excellence en matière d’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest.
II. Introduction à l’Enseignement Supérieur au Sénégal
Le Sénégal a fait de l’éducation une pierre angulaire de son développement, et l’enseignement supérieur en particulier, a connu une évolution significative depuis l’indépendance. Le paysage universitaire sénégalais est aujourd’hui un mélange dynamique d’institutions publiques historiques et de nouvelles entités, ainsi qu’un secteur privé en pleine croissance, tous contribuant à la formation des futures générations et à la recherche.
Historique et Évolution
L’histoire de l’enseignement supérieur au Sénégal est intrinsèquement liée à celle de son institution phare, l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Fondée le 24 février 1957, avant même l’indépendance du pays, l’UCAD est la plus ancienne université du Sénégal. Cette fondation pré-indépendance a permis à l’UCAD de bénéficier d’une longue période de développement académique et infrastructurel, lui conférant une position de prestige et une infrastructure établie qui la distinguent des institutions plus récentes. Cette antériorité a sans doute contribué à sa réputation durable et à l’accumulation de ressources humaines et matérielles, la positionnant comme un leader académique dès les premières années de la nation indépendante.
Après l’indépendance, le Sénégal a entrepris une expansion progressive de son système universitaire pour décentraliser l’accès à l’éducation supérieure et répondre aux besoins régionaux croissants. L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis a été la deuxième université du pays, établie officiellement par une loi le 2 janvier 1990 et accueillant ses premiers étudiants le 17 décembre 1990. Elle a été renommée en l’honneur du philosophe franco-sénégalais Gaston Berger le 4 décembre 1996.
Le début des années 2000 a vu l’émergence d’une nouvelle vague d’universités publiques, marquant une stratégie délibérée de couverture nationale et de diversification. L’Université Alioune Diop de Bambey, l’Université de Thiès et l’Université Assane Seck de Ziguinchor ont toutes été fondées en 2007 (l’Université Alioune Diop ayant ouvert en 2007 après sa fondation en 2004). L’Université Assane Seck de Ziguinchor était initialement un Collège Universitaire Régional (CUR) avant d’obtenir le statut d’université. Ces créations simultanées révèlent une politique de décentralisation visant à offrir des opportunités d’enseignement supérieur en dehors de la capitale, répondant ainsi à la demande croissante d’accès à l’échelle nationale.
Plus récemment, de nouvelles institutions ont été établies pour faire face à la pression démographique et aux exigences de l’économie moderne. L’Université Amadou Makhtar Mbow (UAM), la deuxième université de Dakar, a été créée en 2012 et renommée en 2015. Elle est conçue pour accueillir à terme 30 000 étudiants, ce qui représente une réponse directe à la surpopulation de l’UCAD et à la forte demande d’enseignement supérieur dans la capitale. Parallèlement, l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK), créée par décret en 2013, incarne une adaptation aux modalités d’apprentissage modernes en proposant des formations à distance via 17 Espaces Numériques Ouverts (ENO). Cette approche progressive de la création universitaire, passant d’une institution unique à un réseau diversifié, illustre une adaptation continue aux besoins éducatifs et socio-économiques du pays.
Cadre Politique et Rôle de l’Enseignement Supérieur
Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche est l’organe central de régulation et de coordination du système. Un élément clé de la politique nationale a été l’adoption du système Licence-Master-Doctorat (LMD). Ce cadre académique standardisé est explicitement mentionné dans le contexte des programmes de l’UCAD. L’adoption généralisée du système LMD est une démarche stratégique qui assure la comparabilité et la transférabilité des diplômes sénégalais avec les systèmes éducatifs internationaux. Cette harmonisation facilite la mobilité des étudiants et des enseignants, la reconnaissance des qualifications à l’étranger et la participation aux réseaux académiques et de recherche mondiaux, renforçant ainsi la compétitivité internationale des diplômés et des institutions sénégalaises.
L’enseignement supérieur au Sénégal joue un rôle crucial dans le développement socio-économique du pays. Les universités contribuent de manière significative au développement du capital humain, à la recherche scientifique et à l’innovation. Elles s’efforcent de répondre aux priorités nationales de développement en proposant des programmes pertinents dans des domaines clés tels que l’agriculture, la santé et la technologie, garantissant que les diplômés sont équipés pour relever les défis contemporains et contribuer activement à la croissance du Sénégal.
III. Les Universités Publiques au Sénégal : Une Analyse Détaillée
Le réseau d’universités publiques au Sénégal constitue le pilier de l’enseignement supérieur du pays, avec des institutions de tailles et de spécialisations diverses, chacune contribuant de manière unique au développement éducatif et socio-économique.
A. Université Cheikh Anta Diop (UCAD), Dakar
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar est non seulement la plus ancienne, mais aussi la plus grande et la plus prestigieuse institution d’enseignement supérieur du Sénégal.
Importance Historique et Statut Actuel
Fondée en 1957, l’UCAD a toujours été au cœur du système éducatif sénégalais. Sa réputation dépasse largement les frontières nationales. Selon le classement Edurank, l’UCAD est classée première université en Afrique francophone et 28ème sur le continent africain. Cette position de leader est également confirmée par le classement UNIRANKS 2025, qui la place au 1er rang national et au 55ème rang africain. De plus, l’édition 2021 du Webometrics Ranking a hissé l’UCAD à la 77ème position continentale et à la première place en Afrique subsaharienne francophone, soulignant sa forte présence académique sur le Web et la qualité de ses services numériques. La constance de l’UCAD dans ces classements, en particulier dans Webometrics qui évalue la présence en ligne et les services numériques, témoigne d’un investissement stratégique dans l’infrastructure digitale. Cela positionne l’UCAD comme un pionnier numérique dans la région, un atout majeur pour la prestation de services éducatifs modernes, la diffusion de la recherche et la collaboration internationale, ce qui peut attirer davantage d’étudiants et de partenariats.
Structure Organisationnelle
L’UCAD se caractérise par une structure organisationnelle complexe et étendue, conçue pour couvrir un large éventail de disciplines académiques. Elle comprend 6 Facultés, 8 Écoles et Instituts ayant rang de facultés, 20 Instituts d’Universités, 11 Instituts de faculté et 7 Écoles doctorales. Cette structure exhaustive reflète une offre académique complète.
Les six facultés principales sont :
- Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FASEG): Créée par décret en 1970 et modifiée en 1994, suite à la concertation nationale sur l’Enseignement Supérieur de 1993.
- Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP): Un creuset pour diverses disciplines scientifiques, notamment le droit et la science politique.
- Faculté des Sciences et Technologies de l’Éducation et de la Formation (FASTEF): Anciennement l’École Normale Supérieure, elle a récemment été rattachée à l’UCAD avec un statut de faculté.
- Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH): Issue de la transformation de l’Institut des Hautes Études de Dakar en Université.
- Faculté des Sciences et Techniques (FST): Sa mission initiale était de former les étudiants pour assurer la relève de l’assistance technique dans l’enseignement secondaire et supérieur.
- Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie (FMPOS): Vise un leadership régional et international dans le domaine de la médecine.
Parmi les nombreuses écoles et instituts de l’UCAD, on peut citer :
- L’École Supérieure Polytechnique (ESP)
- L’École Nationale Supérieure de la Géologie et des Mines (ex IST)
- L’Institut Fondamental d’Afrique Noire (IFAN)
- L’Institut de Formation en Administration et en Création d’Entreprise (IFACE)
- L’Institut de Français pour les Étudiants Étrangers (IFEE)
- L’Institut de Pédiatrie Sociale (IPS)
- L’Institut de Recherche sur l’Enseignement de la Mathématique, de la Physique et de la Technologie (IREMPT)
- L’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE)
- L’Institut de Santé et Développement (ISED)
- L’Institut Universitaire de Pêche et d’Aquaculture (IUPA)
- L’Institut de la Gouvernance Territoriale (IGT)
- L’Institut de Formation et de Recherche en Population, Développement et Santé de la Reproduction (IPDSR)
Programmes Académiques et Spécialisations Clés
L’UCAD offre une gamme étendue de formations couvrant les trois cycles du système LMD, ainsi que des diplômes spécialisés :
- Licence: Des formations fondamentales sont proposées dans des domaines variés tels que la Médecine (Bac+1), l’Informatique (Bac+3), la Biologie, la Chimie et les Géosciences – SVT (Bac+3), la Psychologie (Bac+1), les Mathématiques, la Physique et l’Informatique (Bac+2), la Sociologie (Bac+3), les Sciences Juridiques (Bac+2), l’Agronomie (Bac+5), la Biologie, la Chimie et les Géosciences (Bac+1). La Faculté des Lettres et Sciences Humaines propose des licences en Histoire, Arabe classique, Géographie, Études germaniques interculturelles, Études anglophones et Philosophie.
- Master: L’offre de masters est également très diversifiée. On trouve des masters en Biotechnologie (Bac+5), Agronomie (Bac+5), Nutrition, Santé Publique, Santé et Survie de l’Enfant, Recherche Clinique, Odontologie Pédiatrique. La Faculté des Sciences Juridiques et Politiques propose des masters professionnels en Droit Privé, Droit Public (avec des spécialités en carrières judiciaires, droit des affaires, administration publique, relations internationales, droit notarial, contentieux des affaires, management des collectivités locales, management stratégique et juridique des entreprises, droit fiscal, genre et consolidation de la paix).
- Doctorat: L’UCAD délivre des doctorats dans des domaines tels que la Santé Publique, la Nutrition et l’Alimentation Humaine. Des thèses de doctorat uniques sont également proposées en Droit Privé, Droit Public, Histoire du Droit et Science Politique. Un nouveau programme doctoral en Défense, Sécurité et Paix a été lancé en partenariat avec le Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité (CHEDS). La vaste gamme d’instituts spécialisés et l’introduction d’un programme doctoral en « Défense, Sécurité et Paix » indiquent que le rôle de l’UCAD s’étend au-delà de la formation académique traditionnelle pour répondre aux besoins stratégiques nationaux et régionaux, notamment en matière de santé publique, de sécurité et de domaines professionnels spécialisés. Cela démontre une adaptation du programme aux défis contemporains.
Domaines de Recherche et Écoles Doctorales
Le cadre de recherche de l’UCAD est structuré autour de la Direction de la Recherche et de l’Innovation, incluant un Conseil Scientifique, la Direction de la Coopération et un Comité d’Éthique de la Recherche. L’université dispose de laboratoires de référence.
L’UCAD compte sept Écoles Doctorales, couvrant des domaines de recherche cruciaux :
- Eau, Qualité et Usages de l’Eau (EDEQUE)
- Sciences de la Vie, de la Santé et de l’Environnement (ED-SEV)
- Physique, Chimie, Sciences de la Terre, de l’Univers et de l’Ingénieur (ED-PCSTUI)
- Études sur l’Homme et la Société (ED-ETHOS)
- Mathématique et Informatique (ED-MATHINFO)
- Arts, Cultures et Civilisations (ED-ARCIV)
- Sciences Juridiques, Politiques, Économiques et de Gestion (ED-JPEG)
Vie Étudiante et Services de Soutien
L’UCAD accueille des milliers d’étudiants et propose des centaines de formations. Pour répondre aux besoins de sa large population étudiante, l’université offre des infrastructures d’hébergement significatives, avec 27 bâtiments répartis sur trois sites (UCAD, Cité Claudel et École Supérieure Polytechnique, ESP) pouvant loger 10 700 étudiants.
Le Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), créé en 1966, est un établissement public doté de la personnalité juridique et d’une autonomie financière, chargé d’améliorer les conditions de vie et de travail des étudiants et élèves de l’université. Le COUD est organisé en départements détaillés, incluant le contrôle qualité (restauration, hébergement, prestations médico-sociales, sécurité), les moyens généraux (approvisionnement, gestion du patrimoine), le capital humain, les cités universitaires (coordination des associations étudiantes, affectation des lits), le budget et l’informatique. L’existence du COUD avec son organisation départementale détaillée et l’accent mis sur les services numériques soulignent une approche proactive du soutien aux étudiants au-delà des aspects académiques. Cela indique une compréhension que le bien-être des étudiants et l’efficacité administrative sont essentiels pour une grande université, visant à améliorer l’expérience étudiante globale et à réduire les obstacles bureaucratiques.
En outre, l’UCAD a mis en œuvre plusieurs services numériques pour faciliter les procédures étudiantes :
- La préinscription en ligne, obligatoire pour tous les étudiants, vise à simplifier les démarches d’inscription.
- Le Centre Étudiant regroupe l’ensemble des services destinés aux étudiants.
- Une plateforme d’admission en Master est disponible pour ceux qui souhaitent poursuivre leurs études au niveau Master.
- Des demandes d’équivalence peuvent être soumises via une plateforme dédiée.
- L’utilisation d’une adresse e-mail institutionnelle est encouragée pour tous les membres de la communauté universitaire. Ces initiatives numériques, combinées à la structure de soutien du COUD, démontrent une approche sophistiquée du bien-être étudiant, essentielle pour la rétention et la réussite des étudiants dans un environnement universitaire de grande envergure.
B. Université Gaston Berger (UGB), Saint-Louis
L’Université Gaston Berger (UGB) est la deuxième université publique du Sénégal, jouant un rôle stratégique dans la décentralisation de l’enseignement supérieur et le développement régional.
Création et Importance Stratégique
Située à environ 12 km de Saint-Louis, l’UGB a été officiellement établie par la loi n°90-03 du 2 janvier 1990 et a accueilli sa première promotion de 600 étudiants le 17 décembre 1990. Elle a été renommée en l’honneur du philosophe Gaston Berger le 4 décembre 1996. L’UGB se positionne comme « l’Université de la Vallée du Fleuve Sénégal », avec une mission combinée d’enseignement et de recherche appliquée, particulièrement axée sur l’agriculture et le développement durable. Son emplacement stratégique dans la Vallée du Fleuve Sénégal et sa mission explicite en agronomie, aquaculture et technologie alimentaire signalent une stratégie délibérée de développement régional par l’enseignement supérieur. Cela positionne l’UGB non seulement comme un centre académique, mais aussi comme un moteur clé de la résilience économique et environnementale locale, contrastant avec le mandat national plus large de l’UCAD.
Unités de Formation et de Recherche (UFR) et Offres Académiques
L’Université Gaston Berger est composée de huit Unités de Formation et de Recherche (UFR), équivalentes aux facultés, et son année académique s’étend sur dix mois, d’octobre à juillet :
- Lettres et Sciences Humaines (LSH): Inclut des sections pour les études anglaises, françaises, espagnoles, les langues étrangères appliquées (LEA), la géographie et la sociologie.
- Sciences Appliquées et Technologie (SAT): Composée des sections de Mathématiques Appliquées, Informatique, Physique Appliquée et du Centre de Formation Professionnelle Pluridisciplinaire (CFPP). Cette UFR a connu d’importantes mutations depuis 2000, offrant des diplômes comme MASS (Mathématiques appliquées et sciences sociales), MPI (Mathématiques, physique et informatique), DIETEL (Diplôme d’ingénierie en électronique et télécommunication), MIAGE (Méthodes informatiques appliquées à la gestion), DESS (Diplôme d’ingénierie informatique et technologies de l’information et de la communication), et MAIF (Mathématiques appliquées, informatique et finance).
- Sciences Juridiques et Politiques (SJP): Structurée en trois sections : Collectivités Locales, Droit de l’Entreprise et Science Politique.
- Sciences Économiques et de Gestion (SEG).
- Sciences de la Santé (2S): Offre des diplômes spécialisés comme le Diplôme d’Études Spécialisées de Chirurgie Générale.
- Sciences Agronomiques, d’Aquaculture et de Technologie Alimentaire (S2ATA): Créée en 2010, cette UFR se concentre sur le développement régional à travers l’agriculture et le développement durable. Elle dispose d’un campus de 240 hectares, dont une ferme expérimentale de 30 hectares, présentant des conditions environnementales et agronomiques similaires à celles des exploitations agricoles de la vallée du fleuve Sénégal.
- Civilisations, Religions, Arts et Communication (CRAC): Créée en 2010, avec des sections telles que Communication, Infographie et Métiers des Arts et de la Culture.
- Sciences de l’Éducation de la Formation et des Sports (SEFS).
L’UGB propose un large éventail de diplômes, incluant 73 Licences, 103 Masters, 5 Diplômes d’Ingénieur, 34 Doctorats, 1 Diplôme d’État en Médecine et 21 autres diplômes. L’accent mis sur les sciences appliquées, la technologie et l’agronomie, associé à un nombre significatif de programmes de Master et de Doctorat, indique l’engagement de l’UGB à produire des diplômés et des recherches directement applicables aux secteurs économiques régionaux. Cette orientation vers l’apprentissage pratique et interdisciplinaire positionne l’UGB comme un pôle d’innovation et de résolution de problèmes pertinents pour les défis de développement spécifiques du Sénégal.
Infrastructures du Campus et Logement Étudiant
Le logement étudiant est fourni sur le campus dans des villages universitaires. Les villages A à G et K, connus sous le nom de Campus One, sont destinés aux étudiants de premier cycle et proposent des chambres partagées. Les villages H à L sont réservés aux étudiants de troisième cycle et offrent des chambres individuelles.
Initiatives de Recherche et Orientation vers le Développement Régional
L’UGB s’engage activement dans le développement régional à travers l’agriculture et le développement durable. Elle s’appuie sur une équipe multidisciplinaire possédant une expertise dans des domaines tels que l’agriculture, l’économie, l’hydrologie, la géographie, l’environnement, la sociologie rurale, la biostatistique, le droit, la biomathématique et la modélisation. L’université a adopté une approche d’apprentissage expérientiel et interdisciplinaire, intégrant la théorie en classe à la recherche sur le terrain et à la pratique.
L’UGB est également impliquée dans des recherches commanditées, notamment sur la fertilité des sols, la dynamique des terres agricoles, les tendances humanitaires futures et le changement climatique/sécurité alimentaire. L’engagement actif de l’UGB dans la recherche commanditée et son approche multidisciplinaire des défis de développement régional démontrent un fort engagement envers sa mission de « recherche appliquée ». Cela positionne l’université comme un partenaire essentiel en matière de connaissances pour les organisations gouvernementales et internationales, augmentant ainsi ses opportunités de financement et son impact réel au-delà des productions académiques traditionnelles. L’université développe également ses capacités d’apprentissage à distance, avec un objectif de 5 000 étudiants d’ici 2015.
C. Autres Universités Publiques Majeures
Outre l’UCAD et l’UGB, le Sénégal compte plusieurs autres universités publiques qui contribuent à la diversité de l’offre éducative du pays:
- Université Alioune Diop de Bambey (UADB): Fondée en 2004 et ouverte en 2007. Elle est classée 3ème au Sénégal par UNIRANKS 2025.
- Université de Thiès (UT): Créée en 2007. Située dans la région de Thiès, elle propose une gamme de programmes académiques dans différentes disciplines, organisés en UFR des sciences économiques et sociales, des sciences et technologies, des sciences de la santé, des sciences de l’ingénieur, et compte également une école supérieure comme l’École Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA) et l’Institut Universitaire de Technologie (IUT). L’UT est classée 6ème au Sénégal par UNIRANKS 2025. Elle offre notamment des licences en Génie Civil et en Physique & Chimie.
- Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ): Créée en 2007, elle était initialement un Collège Universitaire Régional (CUR). Elle propose, entre autres, une Licence en Droit des Affaires.
- Université Iba Der Thiam (UIDT): Mentionnée comme l’une des 8 universités publiques sénégalaises. Des exemples de programmes incluent la Licence en Génie Civil et la Licence en Physique et Chimie.
- Université Sine Saloum Elhadj Ibrahima Niasse (USSEIN): Également listée parmi les 8 universités publiques. Elle est classée 9ème au Sénégal par UNIRANKS 2025.
- Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK): Créée par décret en 2013, cette université se distingue par son modèle entièrement numérique. Elle propose 56 parcours de formation avec un réseau de 17 Espaces Numériques Ouverts (ENO). Ses offres académiques incluent une gamme diversifiée de Licences et de Masters, notamment :
- Licences: Informatique et Développement d’Applications (LIDA), Mathématiques Appliquées et Informatique (MAI), Arts Graphiques et Numériques (AGN), Communication Digitale (CD), Multimédia Internet Communication (MIC), Sciences Informatiques et Mathématiques de la Cybersécurité (SIMAC), Robotique (LR), Administration Économique et Sociale (AES) avec des parcours en Gestion des Ressources Humaines et Économie Sociale et Solidaire, Sciences Économiques et de Gestion (SEG) avec des parcours en Finances et Comptabilité et Banque Microfinance Assurance (BMA), Sciences Juridiques (SJ) avec des parcours en Droit Public et Droit Privé.
- Masters: Big Data Analytics, Intelligence Artificielle, Cybersécurité, Modélisation Mathématique, Analyse et Simulation Numériques, Calcul Scientifique, Robotique, Génétique Moléculaire et Bio-informatique, Multimédia et Communication Digitale, Ingénierie Logicielle, Systèmes, Réseaux et Infrastructures Virtuelles, Conception et Développement d’Applications Web, Full Stack et Gaming, Finance-Comptabilité, Audit et Contrôle de Gestion, Management Stratégique et Conseil en Gestion des Ressources Humaines, Collectivités Territoriales et Développement Local, Économie de l’Environnement et Développement Durable, Droit Privé, Droit Public (Droit International Public, Administration Publique), Science Politique (Paix, Sécurité et Développement, Politique et Management Publics), LegalTech et Pratique du Droit. L’établissement de l’UN-CHK et son offre étendue de programmes numériques sont un indicateur clair de l’adoption proactive par le Sénégal de l’éducation digitale comme moyen d’élargir l’accès et de répondre aux besoins en compétences modernes (par exemple, IA, Cybersécurité, Big Data). Cela positionne le Sénégal comme un leader de l’enseignement supérieur numérique dans la région, pouvant servir de modèle pour d’autres nations africaines confrontées à des défis similaires en termes d’échelle et d’accès.
- Université Amadou Makhtar Mbow (UAM), Dakar: Créée en 2012 et renommée en 2015, c’est la deuxième université de Dakar. Elle vise une capacité d’accueil de 30 000 étudiants, avec une sélection par concours. L’UAM propose des formations dans des domaines spécialisés tels que l’École Supérieure des Mines, de la Géologie et de l’Environnement ; l’École Supérieure d’Urbanisme, d’Architecture et d’Aménagement du Territoire ; l’École Supérieure des Sciences Agricoles et de l’Alimentation ; l’École Supérieure des Sciences et Techniques de l’Ingénieur ; et la Haute École d’Économie et de Gestion. L’UAM est classée 12ème au Sénégal par UNIRANKS 2025. La création de l’UAM et son objectif ambitieux de capacité d’accueil de 30 000 étudiants reflètent une réponse gouvernementale cruciale à la pression démographique croissante sur l’UCAD. Cela indique un effort stratégique pour étendre l’accès et répartir la charge académique, tout en diversifiant la formation professionnelle spécialisée dans la région métropolitaine de Dakar.
Ces universités, bien que plus jeunes que l’UCAD et l’UGB, jouent un rôle essentiel dans la décentralisation de l’enseignement supérieur et dans la spécialisation des offres académiques pour répondre aux besoins spécifiques des différentes régions du Sénégal.
Tableau 1 : Aperçu des Principales Universités Publiques au Sénégal
| Université | Ville | Année de Fondation | Principales Facultés/UFRs | Programmes Notables | Classement National UNIRANKS 2025 |
| Université Cheikh Anta Diop (UCAD) | Dakar | 1957 | FASEG, FSJP, FASTEF, FLSH, FST, FMPOS (6 Facultés, 8 Écoles/Instituts) | Programmes LMD complets (Médecine, Info, Droit, Éco, etc.), Doctorat Défense, Sécurité et Paix | 1 |
| Université Gaston Berger (UGB) | Saint-Louis | 1990 | LSH, SAT, SJP, SEG, 2S, S2ATA, CRAC, SEFS (8 UFRs) | Sciences Appliquées, Agronomie, Santé, Ingénierie | 2 |
| Université Alioune Diop de Bambey (UADB) | Bambey | 2004 (ouverte 2007) | Non spécifié | Non spécifié | 3 |
| Université de Thiès (UT) | Thiès | 2007 | UFR Eco/Social, Sci/Tech, Santé, Ingénierie; ENSA, IUT | Génie Civil, Physique & Chimie | 6 |
| Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) | Ziguinchor | 2007 | Non spécifié | Droit des Affaires (exemple) | Non classée par UNIRANKS (mais mentionnée dans le top 8 public) |
| Université Iba Der Thiam (UIDT) | Non spécifié | Non spécifié | Non spécifié | Génie Civil, Physique & Chimie (exemples) | Non classée par UNIRANKS (mais mentionnée dans le top 8 public) |
| Université Sine Saloum Elhadj Ibrahima Niasse (USSEIN) | Non spécifié | Non spécifié | Non spécifié | Non spécifié | 9 |
| Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) | Opère numériquement | 2013 | Non spécifié (réseau d’ENO) | 56 programmes numériques (IT, IA, Cybersécurité, Droit, Gestion) | Non classée par UNIRANKS |
| Université Amadou Makhtar Mbow (UAM) | Dakar | 2012 (renommée 2015) | Mines, Géologie, Urbanisme, Architecture, Agriculture, Ingénierie, Économie/Gestion | Diverses formations d’ingénieur et de gestion | 12 |
Ce tableau offre un aperçu comparatif rapide des principales universités publiques, permettant d’identifier leur répartition géographique, leur développement historique et leurs spécialisations académiques. L’inclusion des classements UNIRANKS aide à contextualiser leur positionnement national, illustrant la hiérarchie et la proéminence relative au sein du système d’enseignement supérieur sénégalais. Cela est précieux pour comprendre l’intention stratégique derrière leur établissement et leurs rôles actuels.
IV. Institutions d’Enseignement Supérieur Privées : Diversité et Croissance
Le secteur privé de l’enseignement supérieur au Sénégal a connu une croissance significative, complétant l’offre publique et répondant à une demande diversifiée, notamment dans les domaines professionnels et spécialisés.
Aperçu du Rôle du Secteur Privé
Le secteur privé joue un rôle important dans le paysage éducatif sénégalais, souvent en complément des offres publiques, en particulier dans les domaines professionnels et spécialisés. L’État collabore également avec des institutions privées, bien que des problèmes de paiements en souffrance aient entraîné des réévaluations de contrats. Les litiges financiers de l’État avec les universités privées et la réévaluation ultérieure des contrats mettent en évidence une tension entre la volonté du gouvernement de tirer parti de la capacité privée pour l’enseignement supérieur et les défis de financement et de supervision. Cela suggère que, bien que le secteur privé soit essentiel pour élargir l’accès, son intégration dans la stratégie éducative nationale est complexe et soumise à des ajustements politiques continus.
A. Universités et Instituts Privés Proéminents
Plusieurs institutions privées se sont établies comme des acteurs clés de l’enseignement supérieur au Sénégal :
- Université Amadou Hampaté Bâ (UAHB), Dakar: C’est un établissement privé d’enseignement supérieur composé de cinq facultés. Ses facultés et programmes couvrent un large éventail de disciplines :
- Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP): Propose des Licences en Droit Public et Droit Privé, ainsi que des Masters en Droit Notarial, Juriste et Conseil d’Entreprise, Activités Maritimes et Portuaires, Carrières Judiciaires et Sciences Criminelles, Management Public et Relations Internationales, et Fiscalité.
- Faculté des Sciences Économiques et de Gestion (FASEG): Offre des Licences en Finances et Comptabilité, Banque et Assurance, et des Masters en Finances et Comptabilité, Audit et Contrôle de Gestion.
- Faculté des Sciences et Technologies (FST): Comprend des Licences en Informatique, Réseaux et Télécommunications, Internet et Management, DevOps et Cloud, Sciences des Données et Big Data, Informatique Appliquée à la Gestion des Entreprises, Technologies Web, Mobile et Multimédia. Elle propose également des Masters en Informatique, Réseaux et Télécommunications, Intelligence Artificielle et Big Data, Sécurité des Systèmes d’Information. En outre, elle offre des BTS en Analyses Biologiques et Industries Agroalimentaires, ainsi que des Licences et Masters en Industries Agroalimentaires, Agronomie et Production Végétale, et Développement Agricole et Rural (DAR).
- Faculté des Sciences de la Santé (FSS): Propose des études de Médecine, une Licence en Santé Communautaire et un Master en Santé Mondiale et Développement. L’UAHB offre 13 programmes de Licence et 4 de Master. La gamme complète de programmes de l’UAHB, en particulier ses offres solides en informatique, science des données, IA et domaines de santé spécialisés, la positionne comme une institution privée répondant directement aux secteurs à forte demande. Cela indique une approche axée sur le marché pour le développement des programmes, visant à produire des diplômés dotés de compétences immédiatement employables, une caractéristique commune des institutions privées performantes.
- Groupe ISM Dakar: Le Groupe ISM est un ensemble d’instituts offrant des formations post-baccalauréat allant de la Licence aux Masters et MBA dans les domaines du Management, du Droit, de l’Ingénierie informatique et digitale, et de la Science politique. Il regroupe plusieurs écoles, dont l’École de Droit, l’École d’Ingénieur, l’ISM Digital Campus, l’École de Management et le Madiba Leadership Institute. Ses spécialisations sont très diverses :
- Licences: Informatique Appliquée à la Gestion des Entreprises, Technologie Transport et Logistique, Génie Logiciel – Réseaux et Systèmes, Mathématiques Appliquées – Informatique et Économétrie, Électronique Télécommunications et Systèmes Embarqués, Modélisation Statistique – Informatique – Économique et Financière, Gestion (options Marketing et Commerce International, Management International, Comptabilité – Finance, Ressources Humaines, Management des Organisations Agricoles et Agroalimentires, Marketing & Communication, Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement).
- Masters/MBAs: Data – IA, Management et Sécurité des Systèmes d’Information, Actuariat, Big Data, Assurance Quantitative, Ingénierie Réseaux et Systèmes Décisionnels, Management de Projets Internationaux (double diplôme Senghor-Égypte), Finance Digitale (FinTech), Gestion de la Chaîne Logistique, Management des Ressources Humaines, Marché Financier et Trading, Qualité – Hygiène – Sécurité – Environnement (QHSE), RSE et Développement Durable, Management Aéroportuaire et Aéronautique, Management des Énergies Pétrolières et Gazières (Université Senghor – Égypte), Business Administration (Bilingue), Audit – Contrôle de Gestion et Aide à la Décision, Banque – Assurance, Ingénierie Financière, Communication – Créativité – Événementiel, Chef de Projet Web et Multimédia, Concepteur et Développeur de Solutions Digitales, Big Data et Data Stratégie, Marketing Digital et Brand Content, UX Design. La liste exhaustive des programmes spécialisés et professionnels du Groupe ISM, incluant les doubles diplômes et les MBA axés sur des industries spécifiques, démontre une forte emphase sur les partenariats internationaux et la formation pratique orientée vers la carrière. Cela reflète une stratégie visant à améliorer la compétitivité des diplômés sur les marchés locaux et mondiaux, en tirant parti de niches spécialisées et de la reconnaissance internationale.
- BEM Dakar (Business School): Antenne africaine de Bordeaux École de Management (fondée en 1874), BEM Dakar est implantée au Sénégal depuis 2008. Elle dispense des enseignements dans les domaines du commerce, de la gestion et du management. BEM Dakar a été classée meilleure école de commerce en Afrique francophone par le magazine Jeune Afrique pendant plusieurs années consécutives (2011, 2012, 2013, 2019 et 2020). L’école a également établi un partenariat stratégique avec KEDGE Business School et Bolloré Transport & Logistics, renforçant ainsi son expertise et ses opportunités de professionnalisation. Elle offre des diplômes de Bachelor, Master et MBA. Le classement constant de BEM Dakar en tête des écoles de commerce en Afrique francophone et ses partenariats stratégiques avec des écoles de commerce internationales (KEDGE) et des leaders de l’industrie (Bolloré Transport & Logistics) mettent en lumière un modèle réussi d’enseignement supérieur privé axé sur la qualité, l’intégration professionnelle et l’internationalisation. Cela démontre comment les institutions privées peuvent atteindre un leadership régional grâce à des programmes académiques solides et une pertinence industrielle.
- Université Dakar Bourguiba (UDB), Dakar: C’est la première université privée au Sénégal, créée en 1995. Elle propose plusieurs Unités de Formation et de Recherche (UFRs) : Génie Juridique, Génie Gestion Économique, Sciences et Technologies, Langues et Affaires.
- Autres Institutions Privées Notables: Le paysage privé inclut également d’autres institutions importantes :
- Euromed Université, Dakar
- Suffolk University Dakar Campus, Dakar
- L’Université de l’Entreprise, Dakar
- Université du Sahel, Dakar
- Université Euro-Afrique, Dakar
- African Institute for Mathematical Sciences (AIMS), Mbour
- Dakar American University of Science & Technology (DAUST), Somone
- Institut Supérieur de la Qualité Totale (ISQT), Dakar
- Institut Privé Africain en Informatique et Management (IPAIM), Thiès
- Finama Business School, Dakar
- Institut Supérieur de Formation en Management Ingénierie et Technologie (MIT CFPIA), Dakar
- École Supérieure d’Électricité du Bâtiment et des Travaux Publics, Dakar
- Institut Polytechnique de Dakar/Thomas Sankara (IPD), Dakar
- École Supérieure de Management Stratégique, Dakar
- UNIVERSAT – UNIVERSITÉ DE L’ATLANTIQUE, Dakar
- Institut des Sciences et Métiers de la Mode (ISMOD), Dakar
B. Accréditation et Assurance Qualité dans le Secteur Privé
Le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche du gouvernement sénégalais tient à jour une liste des établissements privés d’enseignement supérieur agréés. Cela indique l’existence d’un cadre réglementaire visant à assurer la qualité et la légitimité au sein du secteur privé en pleine expansion. L’existence d’une liste gouvernementale d’institutions privées accréditées suggère un effort réglementaire pour garantir la qualité et la légitimité au sein du secteur privé en plein essor. Cela est crucial pour protéger les étudiants et maintenir les standards éducatifs, indiquant une reconnaissance que la croissance incontrôlée pourrait saper la crédibilité de l’ensemble du système d’enseignement supérieur.
Tableau 2 : Aperçu des Principales Institutions d’Enseignement Supérieur Privées au Sénégal
| Institution | Ville | Domaines Principaux | Programmes Clés/Spécialisations | Affiliations/Distinctions Notables | Frais de Scolarité Annuels Estimés (FCFA/USD) |
| Université Amadou Hampaté Bâ (UAHB) | Dakar | Droit, Économie, Gestion, IT, Santé, Agronomie | Licences et Masters variés en Droit, Finance, IT (IA, Big Data), Médecine, Santé Communautaire | 13 Licences, 4 Masters | ~800 000 – 3 600 000 FCFA (~1 377 USD) |
| Groupe ISM Dakar | Dakar | Management, Droit, Ingénierie IT/Digitale, Science Politique | Licences, Masters, MBA (Data-IA, Cybersécurité, Logistique, RH, Finance Digitale, etc.), Doubles diplômes | Groupe d’instituts, partenariats internationaux (Senghor-Égypte) | ~1 350 000 – 2 850 000 FCFA |
| BEM Dakar | Dakar | Commerce, Gestion, Management | Bachelor, Master, MBA | Classée 1ère école de commerce en Afrique francophone par Jeune Afrique , partenariat KEDGE Business School, Bolloré Transport & Logistics | ~650 000 – 2 615 000 FCFA (MBA: 20 000 USD) |
| Université Dakar Bourguiba (UDB) | Dakar | Génie Juridique, Génie Gestion Économique, Sciences et Technologies, Langues et Affaires | UFRs spécialisées | Première université privée au Sénégal (fondée 1995) | L1: ~40 000 FCFA (inscription) + 40 000 FCFA/mois (9 mois) |
| African Institute for Mathematical Sciences (AIMS) | Mbour | Sciences Mathématiques | Programmes de recherche et formation avancée en mathématiques | Centre d’excellence panafricain | Non spécifié |
| Dakar American University of Science & Technology (DAUST) | Somone | Sciences et Technologie | Non spécifié | Non spécifié | Non spécifié |
| Université St. Christopher | Non spécifié | Santé | Médecine, Médecine Dentaire, Pharmacie, Sciences Infirmières et Obstétricales | Non spécifié | 2 400 000 – 3 600 000 FCFA/an |
Ce tableau offre une comparaison structurée des principales institutions privées, mettant en évidence leurs niches spécialisées et leurs implications financières. Il permet aux étudiants potentiels et aux analystes de saisir rapidement la diversité du secteur privé, de comprendre l’investissement requis et d’identifier les institutions alignées sur des parcours de carrière spécifiques. L’inclusion des fourchettes de frais de scolarité est particulièrement utile pour la planification financière et l’analyse du marché.
V. Programmes Académiques et le Système LMD
Le système LMD (Licence-Master-Doctorat) est la structure académique standard au Sénégal, garantissant la comparabilité et la transférabilité des diplômes avec les systèmes internationaux. Cette adoption généralisée est une démarche stratégique vers l’harmonisation internationale, qui facilite la mobilité des étudiants, la reconnaissance des diplômes à l’étranger et la participation aux réseaux académiques et de recherche mondiaux, renforçant ainsi la compétitivité internationale des diplômés et des institutions sénégalaises.
Répartition Détaillée des Types de Programmes
Le système LMD structure les études supérieures en trois cycles principaux :
- Licence (Bac+3): Ce sont des diplômes de premier cycle qui fournissent une formation fondamentale dans diverses disciplines. Les universités publiques proposent des licences dans des domaines tels que les Sciences, les Lettres et Sciences Humaines, le Droit, l’Économie, l’Informatique, l’Ingénierie, la Santé et l’Agriculture. Les frais d’inscription annuels pour les licences dans les universités publiques sont généralement de 25 000 FCFA pour les étudiants sénégalais et ceux des pays de l’UEMOA ou ayant des accords avec le Sénégal, et de 200 000 FCFA pour les autres étudiants internationaux.
- Master (Bac+5): Ces diplômes de deuxième cycle sont des formations de spécialisation post-licence, incluant des masters de recherche et des masters professionnels. Ils couvrent des domaines variés tels que la Santé Publique, la Nutrition, la Recherche Clinique, l’Informatique (IA, Big Data, Cybersécurité), le Droit (privé, public, des affaires), le Management (RH, Audit, Logistique) et l’Agronomie. Les frais d’inscription annuels pour les masters dans les universités publiques sont généralement de 50 000 FCFA pour les étudiants locaux et ceux des pays de l’UEMOA ou ayant des accords, et de 400 000 FCFA pour les autres étudiants internationaux.
- Doctorat (Bac+8): Le doctorat est le plus haut grade académique, axé sur la recherche originale. Des programmes doctoraux sont offerts dans des domaines comme la Santé Publique, la Nutrition et l’Alimentation Humaine, ainsi que diverses spécialisations en Droit et Science Politique. Les frais d’inscription annuels pour les doctorats dans les universités publiques sont généralement de 75 000 FCFA pour les étudiants locaux et ceux des pays de l’UEMOA ou ayant des accords, et de 1 000 000 FCFA pour les autres étudiants internationaux.
En plus des cycles LMD, certaines universités proposent des Diplômes d’Ingénieur (l’UGB en offre 5) et des Diplômes d’État, notamment le Diplôme d’État en Médecine (l’UGB en offre 1).
Domaines d’Étude Clés et Disciplines Émergentes
Le système d’enseignement supérieur sénégalais couvre un large spectre de domaines d’étude, avec un accent croissant sur les disciplines émergentes et celles alignées sur les besoins du marché du travail :
- Sciences et Technologie: Informatique (IA, Big Data, Cybersécurité, Robotique), Ingénierie (Génie Civil, Logiciel, Électronique, Télécommunications), Mathématiques Appliquées, Physique, Chimie, Biologie, Géologie.
- Sciences de la Santé: Médecine, Pharmacie, Odontostomatologie, Santé Publique, Sciences Infirmières, Obstétrique, Santé Communautaire, Pédiatrie.
- Économie et Gestion: Finance, Comptabilité, Audit, Contrôle de Gestion, Banque, Assurance, Gestion des Ressources Humaines, Marketing, Commerce International, Logistique, Entrepreneuriat, Administration Publique, Économie de l’Environnement.
- Droit et Science Politique: Droit Public, Droit Privé, Droit des Affaires, Relations Internationales, Science Politique, Droits de l’Homme, Gouvernance Locale.
- Lettres et Sciences Humaines: Lettres, Langues (Anglais, Français, Arabe, Allemand, Langues Africaines), Histoire, Géographie, Sociologie, Philosophie, Communication, Arts, Religions, Études Culturelles.
- Agriculture et Environnement: Agronomie, Aquaculture, Technologies Alimentaires, Sciences de l’Environnement, Développement Durable.
Accent sur les Programmes Professionnels et Orientés Recherche
De nombreux programmes, notamment dans les universités publiques comme l’UAM, visent explicitement à rendre les diplômés « opérationnels dès la sortie », soulignant un engagement envers la pertinence professionnelle. Parallèlement, les écoles doctorales et les centres de recherche sont des composantes intégrales de la structure universitaire, témoignant de l’importance accordée à la production de connaissances et à l’innovation. Cette dualité entre professionnalisation et recherche est essentielle pour répondre aux besoins immédiats du marché du travail tout en contribuant à l’avancement scientifique et technologique du pays.
VI. Conditions d’Admission et Procédures de Candidature
Les procédures d’admission dans les universités sénégalaises varient selon la provenance du baccalauréat (sénégalais ou étranger) et le type d’établissement (public ou privé).
A. Pour les Titulaires du Baccalauréat Sénégalais
Le processus d’admission des nouveaux bacheliers sénégalais dans les établissements d’enseignement supérieur, qu’ils soient publics ou privés, est centralisé et géré exclusivement via la plateforme CAMPUSEN. Le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est l’unique responsable de ce processus d’orientation. Il est impératif pour les candidats de soumettre leur demande dans les délais prescrits sur le site de CAMPUSEN, car toute non-conformité entraînera une non-orientation par l’État du Sénégal.
Les critères généraux d’admission pour les étudiants sénégalais incluent :
- Un bon niveau en français et en culture générale.
- Un bon niveau en mathématiques, physique et sciences naturelles pour les filières scientifiques.
- Être titulaire d’un baccalauréat des séries L (Langue et Civilisations), S1 (Sciences exactes), S2 (Sciences expérimentales) ou G (Techniques quantitatives d’économie et de gestion), ou son équivalent marocain.
- L’âge du candidat ne doit généralement pas dépasser 23 ans au 31 décembre de l’année en cours. Pour la Médecine, la limite d’âge est fixée à 20 ans au plus au 31 décembre de l’année en cours. La sélection est effectuée sur la base des moyennes cumulées des matières dominantes du baccalauréat, avec les notes des classes de Seconde, Première et Terminale servant à départager les candidats en cas d’égalité.
L’accès aux instituts et écoles au sein des universités publiques se fait souvent par le biais de concours sélectifs. Des examens d’entrée spéciaux sont également organisés pour les candidats n’ayant pas le baccalauréat. Ces candidats doivent généralement être âgés de plus de 24 ans, ne pas avoir terminé leurs études secondaires et ne pas avoir déjà passé le baccalauréat.
B. Pour les Titulaires du Baccalauréat Étranger
Les procédures de candidature pour les titulaires d’un baccalauréat étranger diffèrent selon les universités :
- Université Cheikh Anta Diop (UCAD): La candidature se fait exclusivement via la plateforme CAMPUSEN. La procédure se déroule en quatre étapes :
- Création du compte CAMPUSEN: Le candidat se connecte à la plateforme, clique sur « OUVRIR OU CRÉER MON COMPTE », puis sur « BACCALAURÉAT ÉTRANGER ». Il remplit ses informations personnelles et les détails du baccalauréat (série, nature, notes, moyenne, pays d’obtention). Des fichiers PDF des relevés de notes des classes de Seconde, Première et Terminale, du certificat de réussite au baccalauréat, du relevé de notes du baccalauréat et d’une pièce d’identité doivent être téléchargés.
- Activation du compte: Un lien d’activation est envoyé à l’adresse e-mail personnelle du candidat. Après activation, l’identité est confirmée en remplissant les informations demandées.
- Choix des filières d’études et soumission de la demande: Le candidat utilise son identifiant national étudiant (INE) et son mot de passe pour se connecter, choisit ses programmes préférés et les classe par ordre de préférence.
- Récupération de la notification de soumission: Une fois la demande validée, un reçu est envoyé par e-mail, mentionnant la date, le numéro de soumission et les choix effectués. En cas de pré-sélection, le bachelier doit fournir les originaux et/ou copies certifiées conformes des documents soumis en ligne, qui seront vérifiés. Toute divergence sera considérée comme une tentative de fraude.
- Université Gaston Berger (UGB): Les étudiants étrangers peuvent soumettre une demande d’admission directement à l’UGB. Le dossier doit obligatoirement comporter :
- Une demande manuscrite adressée au Recteur de l’UGB.
- Des copies légalisées des relevés de notes et attestations de réussite.
- Un certificat de nationalité.
- Un projet de thèse (pour le Doctorat). Le dossier complet doit être déposé, dans les délais impartis, au Bureau courrier du Rectorat ou à la Direction de l’Antenne de l’UGB à Dakar. La double voie d’admission pour les étudiants sénégalais (via CAMPUSEN) et étrangers (demande directe pour l’UGB, CAMPUSEN pour l’UCAD) met en évidence un système national centralisé pour les étudiants nationaux par rapport à une approche plus décentralisée et spécifique à chaque institution pour le recrutement international. Cela suggère une politique visant à gérer efficacement le flux d’étudiants nationaux tout en laissant aux institutions la flexibilité d’attirer des talents internationaux.
La documentation requise pour la candidature comprend généralement une fiche d’admission dûment remplie, une copie légalisée de la carte nationale d’identité, les bulletins de notes des deux semestres des classes de Seconde, Première et Terminale (notes de lycée), et un relevé de notes du baccalauréat.
La maîtrise du français est généralement requise, et un bon niveau en anglais peut être exigé selon l’Unité de Formation et de Recherche (UFR). Des tests de placement pour l’anglais peuvent être administrés si les scores TOEFL® ou IELTS® ne sont pas disponibles.
C. Admissions par Transfert et Spéciales
Les étudiants peuvent être acceptés par transfert d’une autre université, sous réserve d’évaluation des crédits par les doyens. Des examens d’entrée spéciaux sont également organisés pour les candidats ne possédant pas le baccalauréat, avec des conditions spécifiques (âge, parcours scolaire).
VII. Frais de Scolarité, Coûts de la Vie et Opportunités de Financement
Les coûts associés aux études supérieures au Sénégal varient considérablement entre les universités publiques et privées, et des opportunités de financement sont disponibles pour les étudiants éligibles.
A. Frais des Universités Publiques
En principe, l’enseignement dans les universités publiques sénégalaises est généralement gratuit pour les étudiants sénégalais. Cependant, des frais d’inscription spécifiques s’appliquent.
Les frais d’inscription annuels à l’Université de Thiès, qui sont représentatifs des autres universités publiques, sont structurés comme suit :
- Pour les étudiants sénégalais, ressortissants des pays de l’UEMOA, et ceux des pays ayant des accords avec le Sénégal ou ses institutions d’enseignement supérieur (incluant la Guinée, la Mauritanie, la Gambie, le Cap Vert, les Comores, Haïti, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Soudan) :
- Licence (L1, L2, L3) : 25 000 FCFA
- Master (M1, M2) : 50 000 FCFA
- Doctorat : 75 000 FCFA
- Pour les autres étudiants étrangers (hors UEMOA et sans accord avec le Sénégal) :
- Licence (L1, L2, L3) : 200 000 FCFA
- Master (M1, M2) : 400 000 FCFA
- Doctorat : 1 000 000 FCFA
À l’UCAD spécifiquement, les nouveaux bacheliers doivent s’acquitter de frais d’inscription de 25 000 FCFA, plus 500 FCFA de frais de transfert. Les paiements sont collectés exclusivement via le réseau InTouch SA. La disparité significative des frais universitaires publics entre les étudiants des pays de l’UEMOA/accords et les autres étudiants internationaux reflète une politique délibérée d’intégration et de coopération régionales. Cela encourage la mobilité étudiante au sein de l’Afrique de l’Ouest et des nations alliées, positionnant le Sénégal comme un pôle d’enseignement supérieur accessible pour la sous-région, tout en générant potentiellement plus de revenus des étudiants extérieurs à ces blocs.
Tableau 3 : Frais de Scolarité Comparatifs pour les Universités Publiques (Annuel, FCFA)
| Niveau d’Études | Étudiants Sénégalais/UEMOA/Pays Accords | Autres Étudiants Internationaux |
| Licence (L1, L2, L3) | 25 000 FCFA | 200 000 FCFA |
| Master (M1, M2) | 50 000 FCFA | 400 000 FCFA |
| Doctorat | 75 000 FCFA | 1 000 000 FCFA |
Ce tableau illustre clairement la différence de coût pour l’enseignement universitaire public en fonction de l’origine de l’étudiant. Il est précieux pour les futurs étudiants afin de comprendre les implications financières et pour les analystes politiques afin d’observer la tarification stratégique liée à l’intégration régionale et au recrutement d’étudiants internationaux.
B. Frais des Universités Privées
Les frais de scolarité dans les universités privées au Sénégal sont nettement plus élevés et varient considérablement en fonction de l’institution et du programme, allant d’environ 600 000 à 2 000 000 FCFA (environ 1 000 à 3 400 USD) par an. La large gamme de frais de scolarité entre les institutions privées indique un marché très différencié. Cela suggère que l’enseignement privé s’adresse à divers segments socio-économiques et offre des niveaux variables de prestige et de spécialisation, permettant aux étudiants de choisir en fonction de leur budget et de leurs aspirations professionnelles.
Voici quelques exemples spécifiques :
- Université Amadou Hampaté Bâ (UAHB): Les frais d’admission varient de 100 000 à 300 000 FCFA, et les frais de scolarité mensuels de 60 000 à 300 000 FCFA selon la filière. Les frais annuels pour les étudiants internationaux sont d’environ 1 377 USD. Pour les études de médecine, les frais annuels d’inscription sont de 200 000 FCFA, et les frais annuels de scolarité de 2 700 000 FCFA. Un Master en Science de la Santé coûte 1 180 000 FCFA par an.
- Groupe ISM Dakar: Le coût annuel total pour une Licence est d’environ 1 350 000 FCFA, incluant les droits d’inscription et les frais de scolarité. Certains programmes spécifiques comme l’International Management (entièrement en anglais) coûtent 2 850 000 FCFA en M1 et M2. Les frais d’admission peuvent inclure 75 000 FCFA de droits d’inscription, plus 50 000 FCFA pour un mois de scolarité, 1 500 FCFA d’assurance scolaire et 5 000 FCFA de cotisation associative. La scolarité annuelle peut être de 500 000 FCFA, payable sur 10 mois.
- BEM Dakar: Les frais de scolarité annuels pour la Licence et le Master varient entre 650 000 et 1 700 000 FCFA. Le Bachelor de la Business School coûte 2 515 000 FCFA par an, et le Master de la Business School 2 615 000 FCFA par an. Un MBA est tarifé à 20 000 USD. Certains parcours, comme celui avec HEC Montréal, peuvent atteindre 5 000 000 FCFA par an.
- Université Dakar Bourguiba (UDB): Pour la première année de Licence (L1), les frais incluent 40 000 FCFA de droits d’inscription et 40 000 FCFA par mois pendant 9 mois de scolarité.
- Université St. Christopher: Les frais de scolarité annuels sont élevés pour les filières de santé : Médecine (3 560 000 FCFA), Médecine Dentaire (3 600 000 FCFA), Pharmacie (3 300 000 FCFA) et Sciences Infirmières et Obstétricales (2 400 000 FCFA). Des frais d’admission non remboursables de 100 000 FCFA sont également requis.
Tableau 4 : Frais de Scolarité Annuels Estimés pour Certaines Institutions Privées (FCFA/USD)
| Institution | Niveau d’Études/Programme | Fourchette de Frais Annuels Estimés (FCFA/USD) |
| Université Amadou Hampaté Bâ (UAHB) | Licence/Général | ~1 377 USD |
| Médecine | 2 700 000 FCFA | |
| Master Science de la Santé | 1 180 000 FCFA | |
| Groupe ISM Dakar | Licence | ~1 350 000 FCFA |
| Master International Management | 2 850 000 FCFA | |
| BEM Dakar | Licence/Master | 650 000 – 1 700 000 FCFA |
| Bachelor Business School | 2 515 000 FCFA | |
| Master Business School | 2 615 000 FCFA | |
| MBA | 20 000 USD | |
| Parcours HEC Montréal | 5 000 000 FCFA | |
| Université Dakar Bourguiba (UDB) | L1 | ~400 000 FCFA (inscription + 9 mois de scolarité) |
| Université St. Christopher | Médecine | 3 560 000 FCFA |
| Médecine Dentaire | 3 600 000 FCFA | |
| Pharmacie | 3 300 000 FCFA | |
| Sciences Infirmières et Obstétricales | 2 400 000 FCFA |
Ce tableau fournit un repère financier concret pour l’enseignement supérieur privé au Sénégal. Il met en évidence l’investissement significatif requis et la large gamme de coûts en fonction de l’institution et du programme, ce qui est crucial pour les étudiants qui prennent des décisions éclairées et pour comprendre la dynamique du marché du secteur privé.
C. Coût de la Vie pour les Étudiants
Au-delà des frais de scolarité, les étudiants doivent prévoir des dépenses pour le logement, la nourriture, le transport et les besoins personnels. Le Sénégal offre diverses options de logement avec des coûts modérés :
- Résidences universitaires: 15 000 à 50 000 FCFA (environ 23 à 76 EUR) par mois.
- Appartements privés: 75 000 à 250 000 FCFA (environ 115 à 380 EUR) par mois. Les dépenses estimées pour la nourriture, le transport et les loisirs s’ajoutent à ces montants, nécessitant une planification budgétaire minutieuse.
D. Bourses d’Études et Aides Financières
Plusieurs opportunités de financement sont disponibles pour les étudiants au Sénégal :
- « Bourses d’excellence »: Gérées par le Service de Gestion des Étudiants Étrangers (SGEE), ces bourses sont attribuées sur des critères stricts.
- Conditions d’éligibilité: L’obtention d’une mention « Très bien » ou « Bien » au baccalauréat, ou au moins une distinction au Concours Général de l’année en cours, est requise. Les candidats doivent également avoir une pré-inscription dans des classes préparatoires ou des institutions d’enseignement supérieur de niveau équivalent, ou dans des grandes écoles inter-États ou relevant d’un accord cadre.
- Procédure de candidature: Le dossier de candidature doit inclure une demande manuscrite adressée au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, des copies légalisées du diplôme et du relevé de notes du baccalauréat, une copie de la pré-inscription ou de l’inscription dans l’établissement, et une copie légalisée des deux premières pages du passeport ordinaire. Le dépôt des demandes se fait entre juillet et août au bureau du courrier du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
- Avantages: Les bourses d’excellence couvrent des indemnités et des frais divers, tels que les frais d’équipement annuels et le remboursement des frais de concours en deuxième année préparatoire à hauteur de 500 000 FCFA.
- Obligations: Les étudiants bénéficiaires de ces bourses doivent signer un engagement à servir le Sénégal après la fin de leurs études. La bourse peut être convertie en « bourse pédagogique » en cas de redoublement ou de passage conditionnel, et un changement de filière d’études pendant le cycle de Licence entraîne la perte de la bourse. Les conditions rigoureuses des « Bourses d’excellence » et l’obligation de servir le Sénégal après les études reflètent une stratégie nationale visant à retenir les meilleurs talents et à garantir un retour sur investissement dans le capital humain. Cela indique une volonté de développer une main-d’œuvre hautement qualifiée pour le développement national, plutôt que de simplement fournir une aide financière.
- Autres Opportunités: Des bourses sont également proposées par l’UEMOA pour les étudiants de ses pays membres. Diverses bourses internationales sont disponibles, notamment des bourses pour étudier en Italie ou des bourses de doctorat du CORAF. Des programmes de stages de l’Union Africaine et des bourses de doctorat Google pour l’Afrique sont aussi des opportunités pour les étudiants sénégalais.
VIII. Vie Étudiante et Services de Soutien
Les universités sénégalaises s’efforcent d’offrir un environnement propice aux études et à l’épanouissement des étudiants, grâce à des infrastructures dédiées et des services de soutien complets.
A. Installations du Campus et Infrastructures
- Bibliothèques: L’UCAD dispose d’une bibliothèque universitaire et d’une bibliothèque numérique. L’UGB possède également une bibliothèque universitaire bien équipée , avec plus de 55 000 ouvrages accessibles aux étudiants, au personnel enseignant et administratif.
- Laboratoires de Recherche: L’UGB est dotée de laboratoires de recherche modernes et bien équipés, permettant aux étudiants et chercheurs de mener des expériences et des projets de recherche de pointe.
- Ressources Numériques: La Direction de l’Informatique et des Systèmes d’Information (DISI) de l’UCAD a mis en œuvre plusieurs services numériques pour simplifier les procédures, tels que la préinscription en ligne, un Centre Étudiant centralisé, une plateforme d’admission en Master, des services de demande d’équivalence et des adresses e-mail institutionnelles. L’UGB offre également un accès à l’e-mail institutionnel et à une plateforme d’E-learning/FAD (Formation à Distance). L’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK) opère avec un réseau de 17 Espaces Numériques Ouverts (ENO), facilitant l’accès à l’éducation digitale.
- Installations Sportives et Activités Parascolaires: L’UGB propose un large éventail d’activités parascolaires et de clubs étudiants visant à favoriser le développement personnel et social des étudiants.
B. Bien-être et Soutien aux Étudiants
- Rôle du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD): Créé par la loi n°66-23 du 1er Février 1966, le COUD est un établissement public doté de la personnalité juridique et d’une autonomie financière. Sa mission est d’améliorer les conditions de vie et de travail des étudiants et élèves de l’UCAD. Le COUD est structuré en départements dédiés, notamment :
- La Cellule de Suivi et de Contrôle de la Qualité des Prestations, avec des bureaux pour la restauration, l’hébergement, les services médico-sociaux, et la sécurité.
- Le Département des Moyens Généraux, chargé de l’approvisionnement et de la gestion du patrimoine immobilier.
- Le Département du Capital Humain, responsable de la gestion du personnel.
- Le Département des Cités Universitaires, qui assure la coordination avec les associations étudiantes et l’affectation des lits.
- Le Département du Budget et le Département de l’Informatique. La structure organisationnelle détaillée du COUD et les services de soutien complets offerts par l’UCAD et l’UGB indiquent une approche sophistiquée du bien-être étudiant. Cela dépasse les dispositions de base, visant à créer un environnement propice qui répond aux besoins académiques, sociaux, psychologiques et logistiques, essentiel pour la rétention et la réussite des étudiants dans les grands environnements universitaires.
- Services de Conseil Académique et Psychologique: L’UGB offre des services de conseil académique et psychologique pour accompagner les étudiants dans leur parcours.
- Services de Santé et de Bien-être: L’UGB propose des services de santé et de bien-être. Le COUD supervise également les prestations médico-sociales pour les étudiants de l’UCAD.
- Programmes d’Orientation et d’Intégration: L’UGB met en place des programmes d’orientation et d’intégration pour faciliter l’adaptation des nouveaux étudiants à la vie universitaire.
C. Associations et Clubs Étudiants
Le COUD assure la coordination entre les structures étudiantes, telles que les amicales et autres associations, et sa Direction. Cela favorise une vie étudiante riche et la participation des étudiants à la gestion de leur environnement universitaire.
IX. Réputation Académique et Classements
La réputation des universités sénégalaises est un facteur clé de leur attractivité, tant au niveau national qu’international, et est souvent mesurée par divers classements.
A. Classements Nationaux et Internationaux
Les universités sénégalaises, en particulier l’UCAD, se distinguent dans plusieurs classements régionaux et mondiaux :
- UNIRANKS 2025 :
- Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) : Classée 2103ème mondiale, 55ème en Afrique.
- Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) : Classée 4869ème mondiale.
- Université Alioune DIOP de Bambey : Classée 10189ème mondiale.
- École Inter-États des Sciences et Médecine Vétérinaires : Classée 12868ème mondiale.
- Centre africain d’études supérieures en gestion Sénégal : Classée 13979ème mondiale.
- Université de Thiès : Classée 16672ème mondiale.
- École supérieure multinationale des télécommunications : Classée 16987ème mondiale.
- Higher Business School of Dakar : Classée 17912ème mondiale.
- Université de Sine Saloum El Hadj Ibrahima NIASS : Classée 18923ème mondiale.
- École Polytechnique de Thiès : Classée 19553ème mondiale.
- ISM Institut Supérieur de Management : Classée 20745ème mondiale.
- Université Amadou Mahtar MBOW de Dakar : Classée 20848ème mondiale.
- Saint Christopher Iba Mar Diop College of Medicine : Classée 22666ème mondiale.
- Higher School of Electricity, Building & Public Works : Classée 24055ème mondiale.
- Edurank: L’UCAD est classée 1ère en Afrique francophone et 28ème en Afrique, selon un classement indépendant évaluant plus de 14 000 universités de 183 pays.
- Webometrics Ranking 2021: L’UCAD s’est hissée à la 77ème position continentale et à la première place en Afrique subsaharienne francophone, ce classement étant basé sur la présence académique sur le Web et les services numériques.
La constance des classements de l’UCAD (UNIRANKS, Edurank, Webometrics) et de BEM Dakar (Jeune Afrique) met en évidence un leadership clair dans l’enseignement supérieur, non seulement au niveau national mais aussi régional, en particulier en Afrique francophone. Cette solide réputation peut attirer des étudiants et des professeurs internationaux, favoriser les collaborations de recherche et améliorer la compétitivité mondiale des diplômés sénégalais.
B. Facteurs Influencant la Réputation
Plusieurs facteurs contribuent à la réputation académique des universités sénégalaises :
- Production et Impact de la Recherche: Les classements tiennent souvent compte des performances de recherche. L’UCAD, par exemple, dispose de laboratoires de référence.
- Qualité du Corps Professoral et de l’Enseignement: BEM Dakar met en avant la pédagogie et la professionnalisation comme des piliers de son succès.
- Employabilité des Diplômés: Des institutions comme BEM Dakar se concentrent sur la formation de managers immédiatement opérationnels. L’UAM vise également à ce que ses diplômés soient « opérationnels dès la sortie ».
- Collaborations et Partenariats Internationaux: Le partenariat de BEM Dakar avec KEDGE Business School et Bolloré Transport & Logistics est un facteur clé de son rayonnement. L’UCAD met également l’accent sur la coopération internationale.
- Présence Digitale: Le classement Webometrics souligne l’importance de la présence académique sur le Web et des services numériques , un domaine où l’UCAD excelle.
Tableau 5 : Classements Universitaires des Institutions Sénégalaises (UNIRANKS 2025)
| Université | Rang National | Rang Afrique | Rang Mondial | Score |
| Université Cheikh Anta Diop de Dakar | 1 | 55 | 2103 | 66.19 |
| Université Gaston Berger de Saint-Louis | 2 | Non listé | 4869 | 47.76 |
| Université Alioune DIOP de Bambey | 3 | Non listé | 10189 | 32.17 |
| École Inter-États des Sciences et Médecine Vétérinaires | 4 | Non listé | 12868 | 27.11 |
| Centre africain d’études supérieures en gestion Sénégal | 5 | Non listé | 13979 | 25.14 |
| Université de Thiès | 6 | Non listé | 16672 | 21.01 |
| École supérieure multinationale des télécommunications | 7 | Non listé | 16987 | 20.53 |
| Higher Business School of Dakar | 8 | Non listé | 17912 | 19.19 |
| Université de Sine Saloum El Hadj Ibrahima NIASS | 9 | Non listé | 18923 | 17.87 |
| École Polytechnique de Thiès | 10 | Non listé | 19553 | 17.06 |
| ISM Institut Supérieur de Management | 11 | Non listé | 20745 | 15.65 |
| Université Amadou Mahtar MBOW de Dakar | 12 | Non listé | 20848 | 15.52 |
| Saint Christopher Iba Mar Diop College of Medicine | 13 | Non listé | 22666 | 13.49 |
| Higher School of Electricity, Building & Public Works | 14 | Non listé | 24055 | 12.08 |
Ce tableau fournit un aperçu concret et basé sur des données de la position relative des universités sénégalaises à l’échelle mondiale et continentale en 2025. Il permet une comparaison directe et met en évidence les leaders académiques, offrant une mesure quantitative de leur réputation et de leur visibilité. Cela est essentiel pour les parties prenantes internationales et les futurs étudiants qui évaluent la qualité institutionnelle.
X. Défis et Opportunités dans l’Enseignement Supérieur Sénégalais
Le système d’enseignement supérieur au Sénégal, bien que dynamique et en pleine croissance, est confronté à des défis structurels tout en bénéficiant d’opportunités significatives pour son développement futur.
A. Défis Actuels
- Contraintes de Financement et Développement des Infrastructures: Malgré les efforts de création de nouvelles universités comme l’UAM, qui vise une capacité d’accueil de 30 000 étudiants, les institutions publiques continuent de faire face à des problèmes de capacité d’accueil. La dette de l’État envers les universités privées, qui a entraîné des résiliations de contrats et des exclusions d’étudiants, indique une tension financière généralisée dans le secteur. Le thème récurrent de la création de nouvelles universités et de l’expansion des capacités, parallèlement aux problèmes financiers de l’État avec les institutions privées, suggère un défi systémique d’équilibre entre la demande croissante d’enseignement supérieur et le financement durable ainsi que l’assurance qualité. Cela implique que, si l’accès s’élargit, le maintien et l’amélioration de la qualité à tous les niveaux restent un obstacle politique majeur.
- Ratios Étudiants-Professeurs et Accès à une Éducation de Qualité: Le nombre élevé d’étudiants dans des institutions comme l’UCAD (des milliers d’étudiants et des centaines de formations) peut mettre à rude épreuve les ressources et potentiellement affecter la qualité de l’enseignement. Assurer un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les étudiants reste un défi majeur.
- Alignement des Programmes avec les Besoins du Marché du Travail: Bien que certaines institutions (par exemple, l’UAM, BEM Dakar, Groupe ISM) mettent l’accent sur la professionnalisation de leurs programmes pour rendre les diplômés « opérationnels dès la sortie » , il subsiste un défi plus large pour garantir que tous les diplômés soient immédiatement employables et que les cursus répondent aux évolutions rapides du marché du travail.
- Digitalisation et Intégration Technologique: Alors que l’UCAD et l’UN-CHK font preuve de leadership en matière de digitalisation et de services numériques , l’accès cohérent aux infrastructures numériques et leur intégration dans l’enseignement restent un défi pour l’ensemble des institutions, en particulier celles situées dans des zones moins développées.
B. Opportunités Futures
- Tirer Parti de l’Apprentissage Numérique pour un Accès Élargi: Le succès de l’UN-CHK et son offre étendue de programmes numériques , combinés au leadership digital de l’UCAD , offrent une base solide pour étendre davantage l’apprentissage en ligne et les modèles d’enseignement hybrides. Cela peut permettre d’atteindre un plus grand nombre d’étudiants, en particulier dans les régions éloignées.
- Renforcer les Écosystèmes de Recherche et d’Innovation: La présence d’écoles doctorales (7 à l’UCAD) et d’initiatives de recherche appliquée (comme à l’UGB) peut être renforcée par un financement accru, des investissements dans les infrastructures de recherche et une collaboration internationale plus poussée. Cela permettra au Sénégal de consolider sa position en tant que pôle de connaissance et d’innovation dans la région.
- Favoriser les Partenariats Internationaux et la Mobilité Étudiante: Les collaborations existantes avec des institutions étrangères et des entreprises (par exemple, BEM Dakar, Groupe ISM, UCAD) peuvent être étendues pour améliorer les échanges académiques, la reconnaissance mutuelle des diplômes et la compétitivité mondiale des diplômés sénégalais.
- Améliorer les Contributions du Secteur Privé et l’Assurance Qualité: La résolution des problèmes financiers entre l’État et les institutions privées, ainsi que le renforcement des processus d’accréditation et de contrôle qualité, peuvent mieux intégrer le secteur privé dans les objectifs de développement national et garantir une offre éducative de haute qualité.
XI. Conclusion et Perspectives
Le système d’enseignement supérieur sénégalais est un domaine en constante évolution, marqué par des avancées significatives et des défis persistants. Les universités publiques, avec l’Université Cheikh Anta Diop et l’Université Gaston Berger en tête, jouent un rôle fondamental dans la formation des élites et la production de connaissances, tandis que le secteur privé, en pleine expansion, apporte une diversité essentielle et une professionnalisation accrue. L’adoption du système LMD et les investissements dans le numérique témoignent d’une volonté d’alignement sur les standards internationaux et d’une adaptation aux exigences du 21ème siècle.
Cependant, des défis majeurs demeurent, notamment la nécessité d’accroître les capacités d’accueil face à une demande croissante, d’assurer un financement durable pour toutes les institutions, et de garantir une adéquation optimale entre les formations proposées et les besoins évolutifs du marché du travail. Les tensions financières avec le secteur privé soulignent la complexité de sa régulation et de son intégration harmonieuse dans la stratégie éducative nationale.
Pour l’avenir, le Sénégal a l’opportunité de capitaliser sur ses forces pour renforcer son système d’enseignement supérieur.
Recommandations Stratégiques pour les Parties Prenantes
- Pour le Gouvernement: Il est crucial de prioriser des modèles de financement durables pour les universités publiques et privées, de renforcer les cadres réglementaires pour l’assurance qualité (en particulier pour les institutions privées), et de poursuivre la stratégie de décentralisation et de digitalisation pour étendre l’accès et améliorer l’efficacité.
- Pour les Institutions: Il convient d’améliorer la pertinence des programmes par rapport aux besoins du marché du travail, d’investir davantage dans les infrastructures de recherche, de favoriser les partenariats internationaux pour l’échange académique et la recherche collaborative, et de renforcer les services de soutien aux étudiants pour garantir leur bien-être et leur réussite.
- Pour les Étudiants: Il est recommandé de se familiariser avec les conditions d’admission spécifiques à chaque institution, de comprendre les différences de frais de scolarité entre les secteurs public et privé, et de tirer pleinement parti des services de soutien et des opportunités de bourses disponibles.
- Pour les Partenaires Internationaux: Il existe des opportunités significatives de collaboration en matière de recherche, de renforcement des capacités et d’échanges d’étudiants et de professeurs, en particulier dans les domaines alignés sur les priorités de développement du Sénégal (par exemple, l’agriculture, la santé, les technologies numériques).
Perspectives d’Avenir pour l’Enseignement Supérieur au Sénégal
Le Sénégal est bien positionné pour consolider sa place de leader régional en matière d’enseignement supérieur. En investissant stratégiquement dans le capital humain, en poursuivant la transformation digitale de son système éducatif et en renforçant les partenariats nationaux et internationaux, le pays peut non seulement répondre aux besoins de sa population croissante, mais aussi contribuer de manière significative au développement économique et social de l’Afrique de l’Ouest. La capacité à naviguer entre les défis de financement et de capacité tout en maintenant un engagement envers la qualité et la pertinence sera déterminante pour l’atteinte de cet objectif.
